La tendance que dégage en ce moment la philosophie des recruteurs, pour les jeunes diplômés de la banque et de l’assurance, semble signer « la fin des parcours tout tracés ».
La notion de gestion de compétences se substitue à celle de parcours professionnel. Il s’agit de relayer de nouveaux métiers qui n’étaient pas encore perceptibles au moment de l’embauche. Un employeur comme Axa oriente 7 % de sa masse salariale vers la formation, et envisage ses recrutements comme autant de « passerelles [jetées] entre des métiers différents ».
HSBC : « Une carrière, c’est le résultat d’une relation interactive entre le salarié, sa hiérarchie et les ressources humaines ». Groupama : « Il ne faut pas se cantonner à des parcours de carrière construits à l’avance. De nouveaux métiers se créent, surtout dans la relation clients. » Des qualités personnelles et une certaine disponibilité (« esprit d’ouverture, charisme, sens du contact ») deviennent des paramètres surclassant presque le diplôme en soi.
Au Crédit Agricole autant que chez Axa, les recruteurs n’hésitent plus à sélectionner bac+2 et BTS (dont ils comptent affiner les compétences techniques par des formations adaptées), « tandis que des candidats plus capés, type écoles de commerce ou d’ingénieurs, pourront postuler aux différentes fonctions supports de l’entreprise : gestion, informatique, juridique».
Isabelle Calvez (Groupama) est encore plus claire : « Au-delà du diplôme, nous cherchons avant tout des personnalités. Les candidats peuvent même venir d’autres secteurs que le nôtre. Pourvu qu’ils montrent une réelle appétence pour les services financiers, le sens du client et le souci de l’éthique. »
Source : Cadremploi








