« Je quitte Facebook, ils savent tout de moi ! » : voilà ce que l’on entendu quotidiennement depuis le début de l’année 2010.
Etre anti-Facebook devient aujourd’hui un phénomène de mode tout comme être anti-windows ou anti-sarkozy. Les médias traditionnels ont ciblés Facebook comme un usurpateur de vie privée qui stockent toutes vos photos, histoires ou relations que vous voulez bien partager avec vos amis.
Mais vous êtes vous déjà demandés auparavant ce qu’il en était de vos données que vous « semez » depuis des années sur Internet ? où Gmail, MSN et Yahoo Mail stockent vos emails avec la photo de vos enfants envoyés à leur grand-mère ? Que fait Pixmania de mes informations bancaires et postales (et de mon digicode) après m’avoir envoyé mon appareil photo numérique ? qu’est devenu mon adresse Caramail (désolé pour le coup de vieux!) après leurs multiples rachats ?
Toutes ces questions pour vous faire comprendre que votre privée sur Internet n’existe pas par définition. Internet se veut être un réseau d’échange et de partage d’informations, ensuite, à vous d’y diffuser ce que bon vous semblent. Cette confidentialité n’a jamais eu lieu. Aux premiers jours de la démocratisation d’Internet dans les foyers, on vous demandait déjà un nom d’utilisateur, un mot de passe et vos informations de facturation. Pourquoi ? pour vous identifier sur le « réseau », ces informations étaient déjà stocker à l’époque chez votre fournisseur d’accès.
Pour en revenir à Facebook, on blâme aujourd’hui cette entreprise pour un problème dont elle n’est même pas l’instigatrice. Les équipes de Facebook essayent pourtant de corriger le tir (cf. article du Nouvel Obs). Leur réseau social a pris tellement d’ampleur et les internautes y ont envoyés tellement d’informations qu’il faut aujourd’hui repenser la manière dont ces informations doivent être diffusés. Et force est de constater qu’ils y travaillent.
C’est pourquoi on entend aujourd’hui parler du projet Diaspora: Quatre étudiants en mathématiques/informatique de l’université de New York planchent sur un réseau social « décentralisé » (où des ordinateurs distincts se connectent les uns aux autres directement, sans passer par un quelconque serveur central). Cette solution me parait pour le moment difficile à imaginer, elle devra forcément passé par des compétences techniques en informatique, là où Facebook ne propose que de rentrer ses informations d’une manière simple pour les non-initiés.
Nous avons acceptés de mettre des HotSpot Wifi, d’avoir nos mails partout à disposition pour rester « Connecting People » ! il faut maintenant accepter de vivre avec nos deux identitées: terrestre et numérique.
Article également posté sur Deblog.fr








